La Commission européenne a proposé une introduction progressive, l'année prochaine, du système biométrique d'entrée/sortie (EES), attendu depuis longtemps.
Initialement, le système devait être opérationnel le 10 novembre 2024, mais son lancement a été reporté en octobre. La France, l'Allemagne et les Pays-Bas ont indiqué que la technologie n'était pas encore pleinement au point. Le site web officiel de l'UE concernant le système de stockage d'énergie (SSE) annonce désormais une mise en œuvre prévue pour 2025, sans toutefois préciser de date.
Un communiqué de la Commission européenne du 5 décembre annonce que la proposition prévoit une introduction progressive de l'EES sur une période de six mois. Cela signifie que les États membres doivent immédiatement utiliser l'EES à au moins un ou plusieurs postes frontaliers dès le démarrage du système. Durant cette période, les autorités frontalières enregistreront progressivement les données des voyageurs en provenance de pays tiers. Dans un premier temps, un minimum de 10 % des passages de frontières seront enregistrés, pour atteindre un enregistrement complet de tous les voyageurs d'ici la fin des six mois.
Durant cette phase de transition, les données des voyageurs seront enregistrées électroniquement uniquement aux frontières où le système de surveillance électronique des passeports (SSE) est opérationnel. Parallèlement, l'apposition d'un tampon sur les passeports restera obligatoire à toutes les frontières. Les États membres souhaitant une mise en œuvre complète du système dès son lancement pourront le faire. Au terme de six mois, le SSE devra être pleinement opérationnel dans tous les États membres.
La Commission européenne souligne que cette approche progressive donne aux pays la possibilité de mieux coordonner leurs procédures, de préparer les installations frontalières et de gérer plus efficacement les flux de voyageurs. Selon le communiqué, les voyageurs bénéficieront progressivement de contrôles numériques améliorés aux frontières, de processus plus automatisés et de délais d'attente plus courts.
Par ailleurs, la mise en œuvre progressive offre aux autorités frontalières et au secteur des transports un délai supplémentaire pour s’adapter à la nouvelle méthode de travail. En cas de perturbations, la proposition prévoit la possibilité de suspendre temporairement le système. Dans des situations exceptionnelles, les États membres peuvent également décider de suspendre temporairement la collecte des données biométriques . Ceci permet d’éviter des temps d’attente excessifs, sans compromettre la sécurité.
Lorsque la proposition sera approuvée et entrera en vigueur, la Commission européenne fixera une date pour l'introduction progressive. Cela ne se produira qu’une fois que tous les États membres auront indiqué qu’ils sont prêts à la mettre en œuvre. Avant le début, une vaste campagne d'information sera lancée pour préparer les voyageurs et les parties impliquées.
Le nouveau système EES est conçu pour enregistrer numériquement des données telles que le nom du voyageur, son document de voyage, des informations biométriques (y compris les empreintes digitales et les images faciales), ainsi que la date et le lieu d'entrée et de sortie. Cela remplace le système actuel de tampons sur les passeports pour les citoyens non européens.
Par ailleurs, le plan prévoit une évaluation et une éventuelle révision du Système européen d'information et d'autorisation de voyage (ETIAS), qui jouera également un rôle dans la gestion des voyages vers l'Union européenne à l'avenir.

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